Les fêtes religieuses importantes

le Ramadan

Ses principes

 Dans les pays du Maghreb et plus précisément au Maroc, plus de 95 % de la population est de confession musulmane. Cette dernière orchestre un bon nombre de rituels qui prennent part aux traditions culinaires.

Les principaux fondements de l’Islam sont repris dans le Livre sacré, Le Saint Coran.

En effet, au-delà des lignes de conduites et de savoir-vivre, ce dernier comprend également des consignes en ce qui concerne l’alimentation.

Il est clairement repris que certaines denrées sont interdites. C’est le cas de la viande de porc et tous ses dérivés (charcuterie, graisse, gélatine..), de la viande retrouvée morte (cadavres d’animaux), de la viande de femelles car celles-ci sont capables de mettre bas ou encore de la consommation de sang.

 

La viande dite « Halal » qui signifie « licite » (contrairement à « Haram » qui veut dire « illicite ») signifie tout simplement que l’abattage a été fait selon un rituel bien précis qui consiste à égorger l’animal au nom de Dieu et ce en direction de la Kaaba (La Mecque). Un verset du Saint Coran le reprend clairement :

« Il vous est interdit de consommer la bête morte, le sang, la viande de porc, les bêtes immolées à d’autres divinités que Allah (Dieu), les bêtes étouffées, assommées, mortes des suites d’une chute ou d’un coup de corne ou celles qu’un fauve a dévorées, à moins d’avoir été égorgées à temps. »
(Sourate "La Table" verset 3)

 

On ajoutera l’interdiction des boissons alcoolisées selon les principes islamiques (Sourate La Table verset 90).

Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire, et c’est un mois durant lequel chaque personne de confession musulmane jeûne à partir de l’aube jusqu’au coucher du soleil.


Le but n’est pas simplement de ne pas boire et de ne pas manger durant cette période, mais il s’agit là de se remettre en question, sur sa vie, ce que chacun peut améliorer dans son comportement, dans sa relation avec les autres et dans sa foi.

Spirituellement, le jeûne du corps doit conduire au jeûne du cœur, c'est-à-dire que la personne doit travailler sur elle-même pour développer ses qualités.

Jeûner permet aussi de se mettre pour quelque temps à la place des personnes les plus démunies, ressentir ce qu’est la faim. C’est pour cela qu’en premier plan le mois de Ramadan est également un mois de partage, avec les nécessiteux mais également avec la famille, les amis, les voisins, qu’ils soient de confession musulmane ou non.

 Le jeûne durant ce mois sacré n’est observé que par les personnes dites « capables » à savoir les personnes pubères, en bonne santé morale et physique, pour qui le fait de jeûner n’engendrera pas d’effets aggravants ou indésirables sur la santé. Le jeûne est donc proscrit pour les enfants non pubères, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’une maladie pour qui il est impossible de jeûner (les personnes diabétiques notamment pour qui le jeûne entraînerait de graves déséquilibres), les personnes âgées.

Les personnes malades ou âgées qui n’ont pas la capacité de jeûner et qui en ont les moyens financiers offriront un repas par jour durant toute la période de Ramadan à une personne dans le besoin. Cela va compenser le jeûne qui n’a pas été fait.

Il existe encore deux grandes fêtes religieuses  importantes : L’Aïd El Sighir, qui marque la fin du Ramadan, et l’Aïd El Kabîr (Fête du Sacrifice du mouton).


Repas traditionnel proposé pour la rupture du jeûne

Le Ramadan pour les personnes diabétiques


 


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